Pétrole: Moody’s table sur un baril à 33 dollars en 2016

A Moody's sign on the 7 World Trade Center tower is photographed in New York August 2, 2011. Behind all too many of market moves in government debt of late has been a report from one of the major credit ratings agencies. Standard & Poor's is the biggest and arguably the most influential, fast followed by Moody's Investor Service and then their smaller rival, Fitch Ratings. In national capitals, they are alternately villified by politicians or held out as just arbiters for denouncing government profligacy. REUTERS/Mike Segar (UNITED STATES - Tags: BUSINESS POLITICS)

Dans son dernier rapport, l’agence de notation Moody’s estime que le prix du baril de pétrole devrait avoisiner 33 dollars en 2016, 38 dollars en 2017 et 48 dollars en 2019.

Selon Moody’s, les pays exportateurs de pétrole ont été contraints de prendre des mesures d’austérité, dont la réduction de leurs subventions en faveur de l’énergie pour contrer la baisse de leurs revenus pétroliers. Moody’s a souligné le mois dernier que ces mesures aideraient à réduire les difficultés budgétaires de ces pays mais ne seraient pas suffisantes pour effacer les déficits nés de la chute des prix du pétrole, selon l’AFP.

Notons que depuis une semaine, les cours du pétrole ont nettement monté après de bons chiffres sur l’emploi américain qui ont permis de parachever une semaine de hausse face à l’espoir persistant d’actions des principaux pays producteurs pour réduire leur offre.

Le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en avril a gagné 1,35 dollar à 35,92 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), signant une hausse de quelque trois dollars sur l’ensemble de la semaine. A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne du brut, pour livraison en mai a gagné 1,65 dollar à 38,72 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), enregistrant une hausse hebdomadaire de plus de 3,5 dollars.

C’est la deuxième semaine consécutive de franche hausse pour le marché pétrolier qui était tombé en début d’année au plus bas depuis 2003 face à l’absence de perspective de résorption de la surabondance d’or noir dans le monde.

En attendant la réunion extraordinaire de l’Opep pour trancher sur le gel de la production comme décidé en février par l’Arabie Saoudite, la Russie et le Venezuela, les pays producteur de pétrole comme l’Algérie tentent de trouver les meilleures solutions pour faire face à cette situation.  D’ailleurs, la semaine passée,  le Président Directeur-Général de Sonatrach, Amine Mazouzi a indiqué que la production en hydrocarbures partira à la hausse en 2016 et ce après « près d’une décennie de repli ».

Sans avancer de chiffres précis, le PDG de Sonatrach a expliqué que ces projections optimistes sont dans une large mesure dues à des investissements qui ont permis d’optimiser les ressources en pétrole et gaz des puits en exploitation tout en réduisant les coûts de ces investissements.

Selon les spécialistes, le secteur énergétique, notamment le gaz et le pétrole, est confronté ces dernières années au recul de la production à cause de l’épuisement des gisements existants. Cette situation est aggravée par le repli des prix du baril sur les marchés internationaux.

MDI Alger

 

Imène A.

 

Bessa, Résidence la Pinède