173,6 tonnes en réserves : l’Algérie parmi les grands détenteurs d’or au monde

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Le Conseil Mondial de l’Or vient de classer l’Algérie parmi les plus importants pays détenteurs d’or. Avec 173,6 tonnes en stock au début de l’année 2015, notre pays figure en effet parmi les 25 nations qui détiennent les plus grandes réserves d’or dans le monde.

Dans son bulletin de février 2015, le Conseil Mondial de l’Or donne une appréciation positive de cette importante épargne en or dont les prix ne cessent d’augmenter en raison des difficultés de croissance qui affectent les principales locomotives économiques du monde. Considérée comme une valeur refuge dans les périodes de crise, les prix de l’once d’or (30 grammes) ont, comme on le sait, fortement augmenté au cours de ces cinq dernières années pour atteindre 1211,43 dollars le 15 février dernier à la bourse de Londres. On évaluait à cette date le stock d’or algérien à, environ,7,5 milliards de dollars, en prenant pour référence le prix de 42 dollars par gramme d’or.

Il est toutefois très étonnant que l’Algérie déclare depuis 2009 posséder la même quantité d’or, en l’occurrence 173,6 tonnes, alors que l’Etat possède une mine (Amesmassa près de Tamanrasset) qui produit, bon an mal an, entre 2,5 et 3 tonnes d’or chaque année depuis le début de son exploitation en 2008. On sait qu’une infime partie de la production est exportée? mais on ne sait toujours pas où est allée la quantité restante. Ni la Banque d’Algérie et, encore moins, la société qui exploite le gisement d’Amesmassa n’ont soufflé mots sur cette énigme qui intrigue l’opinion publique algérienne.

Ajoutée aux réserves de change d’environ 152 milliards de dollars placées dans diverses institutions financières internationales, la présence d’un aussi important stock d’or (environ 6% des avoirs algériens placées à l’étranger), donne de la santé financière de l’Algérie une idée positive. Pour les opérateurs étrangers, cet impressionnant stock immédiatement convertible en moyens de paiement représente une garantie à même de susciter, pour quelques années encore, d’intenses courants d’affaires avec l’Alger, quand bien même, les cours des hydrocarbures s’effondrent.