Algérie-Russie: une importante délegation de la CACI à Moscou pour explorer les opportunités d’affaires

Une importante délégation algérienne est arrivée lundi à Moscou pour explorer les opportunités d’affaires entre l’Algérie et la Russie.

Plus de 100 opérateurs économiques et présidents de CCI, des secteurs fruits frais, pommes de terre, dattes, industrie agro-alimentaire, produits cosmétiques, BTPH, et autres, font partie de la délégation conduite par le président de la CACI Amor Benamor.

Au programme de cette visite qui s’étalera jusqu’au 12 février, une rencontre entre le chef de la délégation algérienne, M. Benamor, l’Ambassadeur d’Algérie en Russie (S.E.M. Smaïl Allaoua) et le coprésident du Conseil d’affaires russo-algérien, directeur général de Uralwagonzavod.

Outre des rencontres avec les représentants de différents ministères (ministères de l’Energie, de l’Agriculture, et du développement économique), une rencontre est prévue avec le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CACI) de la Fédération de Russie, M. Katyrine indique un communiqué de la CACI.

L’ouverture solennelle d’un Forum en Session plénière du Conseil d’Affaires algéro-russe suivi de travaux par sections sectorielles avec des opérateurs économiques russes de la plus haute importance, ainsi que des visites de sites et d’entreprises emblématiques russes avec des échanges de type réseautage à la faveur des opérateurs algériens, sont au aussi menu de la visite.

Au programme figure aussi une visite de la 23ème Foire Internationale “PRODEXPO” où certains produits algériens agroalimentaires (et autres) seront mis en valeur, avec des rencontres BtoB en préalable à des négociations pour des contrats commerciaux, voire industriels. Une visite du grand Centre commercial «Marché Moskvoretskiy», une visite d’une ferme et la rencontre avec l’Union russe des céréaliers, l’Union nationale des producteurs de lait et l’Union russe des entreprises laitières ainsi que des rencontres avec les membres des différentes commissions spécialisées de l’Union des Entrepreneurs Russes. La délegation algérienne aura aussi à visiter le site industriel de production agroalimentaire de la Compagnie Marevenfood.

Après Khartoum, Moscou

La CACI explique, pourquoi après avoir exploré la capitale soudanaise Khartoum, le choix de Moscou a été retenu, notamment par les liens historiques qui lient nos deux pays. La Russie n’est pas qu’un partenaire économique, c’est aussi un allié politique avec lequel nous entretenons des échanges cordiaux et amicaux et avec lequel nous définissons des intérêts communs bien compris. C’est aussi en raison des échanges entre nos deux pays qui méritent d’être accru comme le montrent données de nos importations et exportations.

Et d’ajouter : la Russie dispose aujourd’hui d’une économie émergente à fort potentiel qui fait figure d’exemple partout à travers le monde, indépendamment des difficultés passagères liées aux embargos économiques et qui d’ailleurs profitent à d’autres partenaires à travers le monde. D’abord et surtout parce qu’ils ont su cultiver leur compétitivité technologique dans de nombreux secteurs industriels, agricoles et énergétiques. Ce sont des réalisations et des expériences que nous regardons avec intérêt car notre pays s’engage aujourd’hui dans des choix de filières économiques comparables. Les derniers accords transatlantiques signés auxquels est associée la Russie laissent entrevoir d’ailleurs de nouvelles perspectives de croissance que nous regardons avec grand intérêt.

Par ailleurs, la CACI estime que le fait que la Russie soit une économie émergente nous intéresse tout particulièrement. Ce pays dispose, toute chose égale par ailleurs, de caractéristiques comparables à notre économie. Disposant de ressources naturelles en hydrocarbures, son économie a été fondée en partie sur la rente que celle-ci génère. Elle a en revanche su mettre en marche collective l’économie du savoir, l’industrie et les services dans un esprit de diversification de son économie. Les comportements des managers dans une économie émergente sont très particuliers, et en Russie les pratiques managériales sont très dynamiques et à l’affût de nombreuses opportunités. Ce sont ces « best practicies » dans une économie émergente tout en étant en partie rentière qui nous intéressent. Nous pensons qu’elles sont assez proches de nos propres caractéristiques nationales et que les entrepreneurs et managers algériens pourraient tirer grand profit de cette expérience.

MDI Alger

Notons enfin que beacoup de producteurs algériens voient en la Russie un marché idéal pour écouler des produits en mal de débouchés. « Cet effort est rendu nécessaire par l’obligation d’améliorer a minima notre taux de couverture des imports par les exports qui n’est actuellement que de 74% indépendamment de nos hydrocarbures. Nos importations (39,19 Milliards de Dollars US) ont diminué cette année de 11,34%, mais nos exportations (28,86 Milliards de Dollars US) ont diminué dans la même période de 40,24% » conclut le communiqué de la CACI.

Bessa, Résidence la Pinède