Blanchiment d’argent : 1290 déclarations de soupçons transmises par les banques en 2015

Depuis le démarrage des activités opérationnelles de la Cellule de Traitement du Renseignement Financier (CTRF) en 2005, celles-ci ont connu une montée en cadence régulière, conséquence, à la fois, des évolutions successives du dispositif juridique anti-blanchiment et des actions de sensibilisation menées pour une meilleure efficience dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Selon les statistiques publiées par la CTRF sur son site web, les banques ont transmis 1290 déclarations de soupçons en 2015. La CTRF explique l’augmentation du nombre de déclarations de soupçons l’année passée par le souci de certaines institutions financières de se conformer strictement à l’obligation de vigilance (recherche du nombre au lieu de la qualité).

« Certaines affaires signalées n’ont aucun lien avec le blanchiment d’argent » a indiqué la CTRF, précisant que « l’augmentation du nombre de déclarations de soupçons en 2015 ne signifie nullement que le nombre d’affaires de blanchiment d’argent a augmenté ».

La Cellule de Traitement du Renseignement Financier affirme que l’ensemble des informations reçues sont enregistrées dans sa base de données, analysées, traitées et donnent lieu à une pré-enquête par la Cellule, à travers des correspondances adressées dans le cadre de l’échange d’informations aux institutions nationales et éventuellement étrangères concernées.

Au plan national, la CTRF a signalé au cours de ces trois dernières années, dans le cadre du partage d’informations et de la coordination nationale, certaines affaires aux institutions nationales concernées (Banqued’Algérie, Douanes, Impôts, Services de sécurité). Le nombre de signalements est de 1500.

Au plan judiciaire, la CTRF a transmis tous les dossiers dont le soupçon est avéré aux autorités judiciaires concernées (125 affaires transmis à ce jour se rapportant pour la plupart aux soupçons d’infractions à la législation des changes et au mouvement de capitaux de et vers l’étranger, notamment le transfert illicite de capitaux).

Le nombre d’affaires soumises par la CTRF à la Justice est important comparativement à la région Moyen Orient-Afrique du Nord. Il s’agit d’affaires traitées et soumises à la Justice par la CTRF sur la base des déclarations de soupçons des Banques et autres rapports émanant des institutions nationales concernées. Les affaires traitées par les autorités judiciaires et sécuritaires ainsi que les administrations financières et du commerce soumises à la Justice par ces dernières n’ont pas été comptabilisées, au plan statistique, par la CTRF car relevant de la compétence de ces dernières.

Bessa, Résidence la Pinède