Alimentaires : le cacao se stabilise, le café dans le rouge et le sucre résiste

Le cacao a bénéficié en début de semaine des bons chiffres sur le concassage en Europe, indicateur de la demande, avant de toutefois repartir à la baisse alors que l’offre de fèves brunes devrait être excédentaire lors de la saison 2016/2017, a indiqué l’AFP.

« Les nouvelles données trimestrielles sur le concassage en Europe ont été positives et plus élevées qu’attendu. Le concassage a augmenté de 6% (au quatrième trimestre 2015) sur un an, montrant une reprise de la demande », a relevé un  analyste.

Selon les données de l’Association européenne du cacao (ECA), le concassage de fèves de cacao a augmenté de 1,7% en Europe sur l’ensemble de l’année 2015 par rapport à l’année précédente, et ce « malgré le niveau élevé des prix après que ceux-ci se sont envolés de 60% pour atteindre plus de 2.300 livres par tonne à Londres entre le début de 2013 et la fin de 2015, s’affaissant seulement à partir du début de cette année », ont souligné les analystes de Commerzbank.

Le cours du cacao coté à Londres est en effet retombé jeudi à 2.016 livres la tonne, un minimum depuis le 24 août 2015, tandis qu’il a atteint ce même jour à New York 2.755 dollars la tonne.

Le café affecté par les prévisions de récolte au Brésil

Le café a évolué cette semaine dans des directions différentes des deux côtés de l’Atlantique, creusant fortement ses pertes à Londres mais résistant à New York.

La tonne de robusta est ainsi tombée jeudi jusqu’à 1.339 dollars sur le Liffe de Londres, un plus bas depuis le 28 mai 2010 tandis que la tonne d’arabica a atteint mercredi sur l’Ice Futures US de New York 111,05 dollars, un minimum depuis le 2 janvier 2014.

Les cours du café ont souffert à Londres d’informations selon lesquelles le mois de décembre a vu une forte augmentation des exportations en provenance du Vietnam, le premier producteur de robusta au monde.

Par ailleurs, les premières estimations de la récolte 2016 de café au Brésil, premier producteur et exportateur mondial de grains noirs, laissent entrevoir une productionproduction proche de ses records, ce qui est de mauvais augure pour les prix.

Le sucre porté par les anticipations de déficit

Les cours du sucre ont quant à eux poursuivi leur consolidation, malgré une petite baisse de régime en milieu de semaine, restant soutenus par la perspective d’un déficit d’offre sur la saison 2015/2016.

Il s’agirait, comme l’ont rappelé les analystes de Commerzbank, du premier déficit sur le marché global du sucre en six ans, imputable principalement à « une production brésilienne de nouveau décevante, un fort déclin de la production de l’Union européenne ainsi qu’aux attentes d’une diminution de l’offre en Thaïlande, couplée à une demande croissante.

Les cours ont tout de même quelque peu souffert de « la dégringolade des prix de l’énergie et le dollar: le réal brésilien tombant à de nouveaux plus bas depuis fin septembre », a t-on relevé.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de ROBUSTA pour livraison en mars valait 1.394 dollars vendredi à 12H00 GMT. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’ARABICA pour livraison en mars valait 115,80 cents.

A Londres, la tonne de SUCRE BLANC pour livraison en mars valait 429,70 dollars. A New York, la livre de SUCRE BRUT pour livraison en mars valait 14,57 cents

A Londres, la tonne de CACAO pour livraison en mars valait 2100 livres sterling. A New York, la tonne pour livraison en mars valait 2.889 dollars.

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