L’Iran augmente sa production pétrolière de 500 000 barils par jour et accentue la baisse des cours

Hyundai dans le pétrole iranien

Le ministère iranien du Pétrole a ordonné l’augmentation de la production pétrolière du pays de 500.000 barils par jour, a annoncé lundi le chef de l’Organisation nationale iranienne du pétrole (NIOC).

« L’Iran a la capacité d’augmenter sa production de 500.000 barils avec la fin des sanctions, et l’ordre a d’ailleurs été donné aujourd’hui d’augmenter cette production » a déclaré Rokneddine Javadi, cité par le site d’information du ministère du Pétrole.

L’Iran produit actuellement 2,8 millions de barils par jour, dont un peu plus de 1 million de barils sont exportés. Téhéran avait annoncé son intention d’augmenter sa production de 500.000 barils par jour avec la levée des sanctions internationales et de 500.000 barils supplémentaires d’ici à six mois.

Le prix du pétrole a chuté en un an pour s’installer sous la barre des 30 dollars le baril, un seuil jugé improbable il y a encore quelques mois. Ce lundi, le Brent perdait 1,31% en mi-séance à 28,83 euros.

Pour Patrick Artus, directeur de la recherche de Natixis, l’excès d’offre sur la demande de pétrole pourrait maintenir le prix du baril sous les 30 dollars pendant  les deux ou trois années à venir. Dans une interview accordée au magazine Challenges, Patrick Artus précise que cela « s’inscrit dans un climat durablement baissier. Aujourd’hui, le prix du baril est passé sous les 30 dollars. Mais le plus inquiétant pour la planète est que celui-ci pourrait se maintenir à ce niveau dans les deux ou trois années à venir. Aujourd’hui l’excès d’offre sur la demande de pétrole se monte à 3 millions de barils/jour, notamment à cause de l’attitude de l’Arabie Saoudite. Après avoir poussé à la baisse des prix (en refusant de réduire sa production) pour éliminer du marché les concurrents producteurs de pétrole de schiste américains, les dirigeants saoudiens cherchent désormais à maintenir les cours à la baisse pour des raisons géostratégiques. L’objectif serait ainsi de fragiliser leur ennemi iranien mais aussi les Russes, afin de les pousser à se retirer de Syrie et d’Irak. »

MDI Alger

M.E.K

Bessa, Résidence la Pinède