L’industrie automobile algérienne se met en place

En 2010, alors que le constructeur Renault qui hésitait entre le Maroc et l’Algérie pour sa méga usine, opte finalement pour Tanger qui semblait lui offrir les meilleures conditions, l’Opinion publique est très sévère avec le Ministère de l’Industrie. En effet, les algériens savaient que le secteur automobile était un secteur entraînant pour l’Economie et regrettaient que le pays n’ait pas su attirer cet investisseur. Beaucoup de chemin a été fait depuis. Retrouvez les usines lancées (en rouge) depuis et les projets annoncés (en bleu).

Passez votre souris sur les points pour avoir le détail du projet

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carte Algérie Eco (selon déclarations presse – non exhaustive)

D’autres projets ont été annoncés récemment à l’image du projet d’un constructeur chinois (Mostaganem) ou d’un projet Saipa.

Le défi de la sous-traitance

Les usines de montages annoncées vont permettre aux sous-traitants algériens et aux équipementiers étrangers de lancer des projets en ayant des débouchés sécurisés. C’est d’ailleurs le message adressé aux sous-traitants par Mohamed Bairi (PDG Ival) lors d’une journée qu’il leur a consacré en décembre 2012.

L’Algérie va devoir en effet prouver au monde que le pays sait utiliser ses avantages comparatifs (énergie, main d’oeuvre, position géographique…) afin de produire dans les meilleurs délais et aux meilleurs coûts.

Les montages algériens ont l’avantage d’avoir imposé des partenaires locaux (par exemple Condor, PMO Constantine, et un importateur de médicament dans le cas Peugeot). Ces partenaires pourront jouer le rôle d’intermédiaires avec les sous-traitants locaux.

Un cadre incitatif pour la sous-traitance 

De la même manière que le Ministère de l’Industrie accompagne l’industrie du montage, il devrait accompagner les PME de la filière selon les sous-traitants. Un fabricant de batterie de l’Ouest du Pays nous explique  » nous aimerions des événements de mise en contacts avec les usines de montage, et des avantages fiscaux pour avoir choisi cette filière. Pourquoi pas des zones franches où nous pourrions nous installer avec un cadre fiscal adapté et où nous pourrions mutualiser nos efforts ? »

Les nouvelles conditions (cahier des charges, restrictions …) du Ministère de l’industrie ayant attiré les usines de montage, la prochaine étape sera de favoriser un véritable tissu de sous-traitants locaux.

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