24ème édition de la Foire de la Production Algérienne : Le produit local peut résister à la concurrence

Inaugurée mercredi dernier par le premier ministre Abdelmalek Sellal, la 24ème foire de la production nationale prendra fin aujourd’hui au Palais des expositions, Pins Maritimes à Alger.
Placée sous le thème « La production algérienne garante d’une économie en devenir », cette manifestation économique a réuni sur une surface d’exposition de 13.000m², quelque 356 exposants nationaux qui représentent divers secteurs d’activités.

Les principaux secteurs représentés à ce salon sont l’agroalimentaire et l’emballage avec 78 exposants, les industries mécaniques, métallurgiques et sidérurgiques avec 69 participants, les industries chimiques et pétrochimiques avec 64 producteurs nationaux et le secteur des services financiers avec 55 participants, selon l’APS. Les industries manufacturières sont également présentes à cette 24ème édition de la foire production nationale avec 54 exposants aux côtés des industries électriques, électroniques et de l’électroménager avec 36 participants.
Un espace de vente a été mis en place sur une superficie de 3.000 m2 au niveau du pavillon « Ahaggar ».

Les stands du secteur agroalimentaire national ont connu un grand rush des visiteurs, venus découvrir les nouveaux produits, mais aussi profiter des promotions offerte lors de ce genre d’événement et coïncidant avec celles ayant cours en fin d’année.
Pour les exposants, essentiellement des entreprises privées, cette foire leur offre un espace supplémentaire de promotion de leurs ventes et des opportunités pour nouer des contacts d’affaires, de partenariat ou même d’exportation. « Le produit algérien, lorsqu’il satisfait la qualité exprimée, peut résister à n’importe quelle concurrence. Nous sommes très sereins sur le marché local. Nous exportons déjà vers la France, le Grande-Bretagne et le Canada. Et nous comptons, bientôt, conquérir de nouveaux marchés comme la Belgique, les pays du Golfe et l’Afrique », indique à l’APS un des propriétaires de la plus ancienne limonaderie du pays.

Un propriétaire d’un groupe agroalimentaire spécialisé dans la conserverie de fruits et légumes et la transformation meunière a estimé pour sa part que « La politique agricole en Algérie a commencé à donner ses fruits. En plus, on sent que l’entreprise est devenue le centre d’intérêt des pouvoirs publics et ça nous encourage à aller de l’avant et à penser même à exporter d’ici deux ou trois ans », selon la même source.

Mais différents entrepreneurs n’ont pas manqué pas de relever la contrainte liée à la dégringolade du dinar face à l’euro et au dollar les poussant à une meilleure maîtrise des facteurs endogènes, c’est-à-dire les autres coûts de production. Un phénomène qui se répercute négativement sur les ménages dont la hausse généralisée des prix commence déjà à poindre à l’horizon.

M.R