Le Mobile Payment : une orientation possible pour l’Algérie

Apple Pay, le service de paiement via Iphone, vient de réussir un coup de maître en convainquant le premier émetteur de cartes bancaires chinois, UnionPay (le visa ou mastercard local),  d’ouvrir le marché de l’empire du milieu à son système de paiement. Les chinois pourront ainsi dans quelques mois payer avec un terminal Apple (Iphone, Ipad ou watch) et une carte bancaire virtuelle.
L’Apple Pay sera intégré dans la plateforme de paiement sans contact d’UnionPay « QuickPass ».

Le M-Payment très répandu en Afrique sub-saharienne

En Afrique sub-saharienne, où les taux de bancarisation restent globalement bas (ex: 8% en Côte d’Ivoire) et où le nombre d’agences bancaires restent limitées, le M-Payment (Mobile Payment) s’est imposé comme un modèle. Même avec des types de M-Payment moins développé que celui d’Apple, le fait de payer avec son mobile devient, pour de plus en plus d’africains, une habitude.
Les deux principaux opérateurs en Côté d’Ivoire, Orange et le sud africain MTN, revendiquent chacun 1 million d’abonnées M-Payment. Au Nigeria c’est même la Banque Centrale qui a favorisé le recours au paiements par mobile via son programme « Cash less project Lagos » qui limitait en parallèle le montant des retraits en liquide quotidiens.

En Algérie, le manque de leader sur le sujet bloque les avancées en terme de paiement électronique

La SATIM (Société d’Automatisation des Transactions Interbancaires et de Monétique) représente pour beaucoup le chef de file dans le projet de développement du paiement électronique. Cependant, du fait de la création d’autres structures tels que le GIE Monétique et les flous dans la répartition des rôles entre les acteurs (SATIM, GIE, Banque d’Algérie…), ce rôle de leadership n’a pas été endossé. Le rôle des banques est aussi primordial pour dynamiser le secteur car même lorsque les structures techniques semblent mises en place, comme pour le paiement par carte, les organismes bancaires ne jouent pas toujours le jeu. Le lancement de la recharge de crédit Ooredoo avec AGB semble être une exception dans le paysage bancaire algérien. Dans ce contexte, le M-Payment ne semble pas être une priorité pour les banques publiques comme privées.

MDI Alger

 
M.E.

Bessa, Résidence la Pinède