Mme Isabelle Roy, ambassadrice du Canada à Alger : « Donner davantage de vigueur aux courants d’affaires »

Présente à la cérémonie de signature d’un nouvel accord de partenariat entre HEC Montréal et le MDI-Alger, Mme Isabelle Roy, ambassadrice du Canada en Algérie, a réitéré sa volonté de donner davantage de vigueur aux relations économiques que son pays entretient sans discontinuité avec l’Algérie depuis son accession à l’indépendance. Le Canada n’a jamais failli à son amitié même à l’époque où le terrorisme islamiste y sévissait, a-t-elle tenu à affirmer.
Depuis sa récente installation en février 2014, elle ne cesse, nous confie-t-elle, de chercher les meilleures voies et moyens de redynamiser les courants d’affaires en s’appuyant autant que possible sur le secteur privé algérien qui recèle de nombreuses réussites entrepreneuriales susceptibles de porter durablement une coopération économique et commerciale d’avenir.
Elle continuera toutefois à accorder son soutien aux contrats d’affaires que l’État algérien viendrait à confier aux grands groupes canadiens qui, jusqu’à présent, réalisent l’essentiel des échanges commerciaux.
Le Canada peut efficacement aider l’Algérie à diversifier son économie en mettant à contribution les entreprises canadiennes qui excellent dans diverses activités économiques, à commencer par l’agriculture, l’agroalimentaire, les technologies de la communication, la mécanique, la pétrochimie et autres.
Elle nous a fait également fait part de son souhait de mettre à contribution les hommes d’affaires d’origine algérienne installés au Canada pour donner un visage humain aux relations commerciales qu’elle voudrait instaurer durablement car portées par des hommes et des femmes qui auront appris à travailler ensemble.
Très dynamique et croyant beaucoup aux vertus du terrain, cette ambassadrice qui incarne sans doute la nouvelle génération de diplomates canadiens, a déjà à son actif de nombreuses réussites et, notamment, au Mali où elle gère avec compétence et courage des affaires ultra-sensibles, comme par exemple, la libération des diplomates canadiens pris en otages en 2009 par des terroristes islamistes.
Réputée également pour sa compétence en matière de non prolifération d’armes de guerre, elle peut également être d’une grande utilité non seulement pour l’Algérie qu’elle pourrait, par exemple, aider à solutionner le grave problème de mines anti-personnelles posées par l’armée coloniale française et qui font chaque année une dizaine de victimes, mais aussi pour tous les pays du Sahel qui subissent une déferlante d’armes depuis la déstabilisation de la Libye.

MDI Alger

N.G

Bessa, Résidence la Pinède