E-paiement : évolution timide après une année de son lancement

L’opération de lancement du E-paiement pour les grands facturiers lancée depuis plus d’une année, a engendré l’émission de plus de 1,5 millions de cartes bancaires avec code de paiement a indiqué  Boualem Djebar, Président de l’association des banques et des établissements financiers (ABEF).

Malgré ce chiffre qui est en augmentation permanente, l’utilisation de ce moyens de paiement est encore timide sur le terrain, selon M Djebar qui assisté aux deuxième colloque algero-français sur la monétique et les systèmes de paiements, tenu aujourd’hui à Alger, le rythme de l’utilisation connais une baisse ces derniers temps, « nous avons enregistré prés de 10 000 transactions par mois, et l’opération évolue du moins en moins » explique le Président de l’ABEF. Toutefois, il a souligné que la GIE monétique a enregistré « prés de 80 000 tentatives de transactions durant les deux premiers mois de lancement de l’opération».

EFTG

Par ailleurs, il a expliqué que  l’élargissement du E-paiement, est encore «au stade de l’étude » chez la communauté bancaire en Algérie, « nous attendons, beaucoup plus de web marchands », car les autres acteurs «sont prêts pour le lancement ». si non pour le e-commerce, Djebar a réaffirmé que le grand blocage actuel est de nature juridique, jusqu’à présent, tout le monde attend « la promulgation de la loi » pour lancer les achats en lignes.

En résumé de la situation, il a estimé que le «nombre des terminaux de paiements (TPE) est de 12000 unités, et il se multipliera dans les prochains mois ».

De son coté, le représentant, de la GIE monétique, spécialisé dans la régulation de la monétique, Madjid Messaoueden est très optimiste pour l’émergence du e-paiement, puisque il a annoncé qu’en outre, des  services déjà existants, a savoir le paiement des factures des grands facturiers, « d’autres services seront autorisés dans le prochain mois comme les paiements des hôtels, et certains prestataires de visa …ect ».

Pour sa part, l’ambassadeur français en Algérie, Xavier Driencourt qui a pris part a l’ouverture de ce colloque a tenu à exprimer «  la disponibilité des banques françaises à soutenir et accompagner les banques algériennes » dans cette transaction vers d’autres moyens de paiement.

Pour précision, il demeure que l’économie informelle est devenue aussi un réel obstacle pour l’émergence de ces nouveaux moyens de paiement, car la majorité des clients évitent la traçabilité  de leurs transactions pour éviter les contrôles fiscaux.