Le pétrole finit en légère hausse sur un marché incertain

Les cours du pétrole ont légèrement avancé jeudi – le baril du Brent à plus de 52 $ US sur le contrat pour livraison en juin -au terme d'une séance incertaine, les investisseurs peinant à prendre position à une semaine d'un sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"L'incertitude autour du gouvernement américain limite les effets de bons chiffres sur les réserves hier", le Département de l'Energie (DoE) ayant annoncé un net recul des stocks de brut aux Etats-Unis, a résumé Mike Lynch, de SEER.
Les polémiques se sont accélérés cette semaine autour du président Donald Trump, notamment ses rapports avec la Russie. Dernier développement en date, un procureur spécial a été nommé pour enquêter sur l'ingérence supposée de Moscou dans la présidentielle de novembre.

Par contraste avec les Bourses mondiales, le marché de l'or noir, pourtant considéré lui aussi comme un actif à risque, a résisté à un vaste mouvement de fuite vers les valeurs refuges à la suite de ces troubles de nature politique.
Quant aux considérations spécifiques au pétrole, elles ne sont guère plus déterminantes faute de nouvel élément sur les intentions de l'OPEP et de ses partenaires quant à l'avenir des plafonds de production qu'ils s'imposent depuis janvier. "Les prix du pétrole sont coincés dans une fourchette assez étroite depuis plusieurs séances", le marché restant "focalisé sur la réunion de l'OPEP", a commenté David Madden, analyste chez CMC Markets.

Lors de ce sommet, prévu le 25 mai, le cartel doit dire s'il prolonge ou non les quotas actuels, qui ne sont pour l'heure prévus que jusqu'à la fin juin. Cette prolongation ne fait toutefois guère de doutes puisque l'Arabie saoudite, acteur dominant de l'OPEP, et la Russie, principal pays extérieur au cartel à participer aux quotas, se sont prononcées en début de semaine en faveur d'une extension jusqu'au début 2018., "Même si le marché est soutenu par le fait que de plus en plus de producteurs s'engagent à soutenir une prolongation des quotas, on fait face à des éléments laissant craindre que six mois de plus - ou même neuf - risquent de ne pas suffire à réduire une surabondance massive", a conclu Gene McGillian, de Tradition Energy.

La Libye et le Nigeria, membres de l'OPEP mais exemptés de plafonds à cause de troubles locaux, semblent notamment voir leur production repartir.

Afp

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