La SID et le CADFUND chinois, pour un fonds islamique d’infrastructures en Afrique

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La SID et le CADFUND

La Société Islamique pour le Développement et le CADFund (Fonds de Développement Chine-Afrique) ont, en marge des 42èmes rencontres annuelles de la Banque Islamique de Développement qui se déroulent à Djeddah (Arabie Saoudite), annoncé la signature d’un mémorandum d’entente pour la conduite de leurs opérations dans plusieurs pays africains.

La coopération envisagée reflète l’objectif de la SID et de CADFund qui vise à développer et établir un cadre stratégique axé sur l’amélioration de la mobilisation des ressources avec des investisseurs tiers intéressés à participer et à investir dans le Fonds africain de financement de l’infrastructure islamique (AIIFF). En outre, la firme chinoise de private equity, envisage de travailler avec la SID dans la création de l’AIIFF, peut-on lire dans le communiqué annonçant cette nouvelle.

« En unissant nos forces, nous pouvons combiner au mieux notre expertise et notre engagement pour obtenir une plus grande prospérité économique pour le bénéfice de tous. En outre, l’engagement de la SID à accélérer le développement des infrastructures en Afrique, et en particulier l’Afrique subsaharienne, apportera au moins le niveau de base des besoins énergétiques, de transport, et des plateformes médicales et d’éducation, pour les citoyens des pays africains », a fait savoir Khaled Al Aboodi, le président et directeur de la SID.

L’Afrique découvre chaque jour, les opportunités qu’offre la financement islamique pour le financement de ses projets d’infrastructures. Les trois pays au sud du Sahara qui ont déjà bénéficié directement du marché des capitaux islamiques sont le Nigéria la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Dans la catégorie des entités non étatique, on retrouve l’emprunt islamique de 150 millions $ effectué par African Finance Corporation, effectué début 2017.

Le lancement d’un fonds d’investissement privé islamique grâce à l’expérience chinoise, permettra à la Société Islamique de Développement, d’intervenir dans une région qui compte près de 420 millions de musulmans, et où la régulation sur la finance islamique tarde encore à s’harmoniser.

Ecofin