Economie solidaire : Un concept toujours à l’état théorique

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Un colloque international sur «l’économie solidaire dans la wilaya de Tizi-Ouzou : quelles possibilités pour en faire un atout », dont les travaux ont débuté le 19 mars courant et se poursuivent aujourd’hui a été organisé par l’association « Femme Active » de de Tizi-Ouzou, à la Maison de la culture Mouloud Maameri.

Dans son discours d’ouverture qui coïncidait avec le 55ème anniversaire des accords d’Evian, la présidente  de l’association « Femme Active » Djouher Hachemi, a tenu à rendre d’abord hommage  aux martyrs de la guerre d’Algérie.

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Elle a estimé en revenant au thème du séminaire que «Si notre pays, aujourd’hui est classé comme pays sous-développé, c’est de notre faute à tous, car, nous avons tous la responsabilité. Chacun de nous doit apporter sa pierre pour bâtir une économie forte et un pays où il fait bon  vivre »,

Concernant le choix du thème de la rencontre, Mme Hachemi a expliqué que« nous avons adopté ce thème, parce que, nous avons conscience  des atouts que nous possédons pour un développement local, et ce colloque vise essentiellement à sensibiliser tous les acteurs locaux en les réunissant autour d’une même table pour discuter des opportunités et des alternatives qu’offre l’économie solidaire pour un développement local et durable, ce qui est notre objectif premier ».

Durant la première journée du colloque, plusieurs universitaires particulièrement de l’Université Mouloud Mammeri sont intervenus, en présentant des études faites dans le cadre du développement durable.

Lors de son intervention, le Dr. Aknine Roza de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouou, a expliqué que « l’économie solidaire se divise en trois axes qui sont l’environnement  (écologique, le patrimoine matériel et immatériel et les liens entre l’entreprise et l’environnement). Le deuxième axe tourne autour de  l’organisation sociale de la zone qui intègre ce concept, qui consiste en la réorganisation sociale pour arriver à une bonne gouvernance qui assurera la création de la richesse et de l’emploi et la bonne gestion des ressources.

Le troisième axe porte sur l’artisanat et le tourisme qui sont étroitement liés, et selon l’oratrice, il faut sortir l’artisanat de l’emprise du traditionnel, en innovant, pour en créer des produits qui seront utiles aux citoyens, et de ce fait, l’augmentation de la vente ce qui procurera une rente pour les artisans ».

De son côté, M. Ikherbane Khelifa , qui a présenté une communication  portant sur le thème « le développement durable, quel rôle pour  l’entreprise, étude de cas de la Sonatrach de Bejaia », dans laquelle il a réitéré « la nécessité de la participation de tous les acteurs de la société à leur tête l’entreprise, pour la réussite de l’application d’une stratégie de développement durable, qui est un défi pour tous ces acteurs ».

Pour sa part,  M. Meksem Amine , lors de sa présentation d’une étude réalisée au sein des entreprises de la wilaya comme échantillon, sur le thème du « degré de l’implication des entreprise algériennes dans le développement durable », il a relevé que « la stratégie de l’Etat en matière de développement durable est insuffisante et impertinente, vu que notre étude a révélé que, les entreprises algériennes ne s’impliquent pas davantage ou pas du tout dans le développement durable ».

Toutefois, une présentation a été faite sur la valorisation des déchets à partir des ressources locales pour créer de la richesse et de l’emploi, et particulièrement, la valorisation des déchets organiques qui sont transformés en compostage destiné à l’agriculture. Selon les chiffres d’une étude réalisée pour un seul village, d’une moyenne de 1000 habitants, avec la mise en place de centres de traitement et de transformation. L’étude a révélé que 10000 tonnes  par an peuvent être transformés en composte, ce qui va générer de l’emploi et de la richesse avec la vente de ces produits destinés à l’agriculture.