La Carte des secteurs écologiques indispensable au développement durable

Mr Lamri Zéraia, professeur à l’Ecole nationale supérieure des Sciences politiques de Ben Aknoun, a estimé dans une déclaration à Algérie Eco, que « le besoin écocertification ou certification écologique est un chemin indétournable pour la commercialisation internationale des produits de nos différents et riches terroirs ». Une étape qui s’inscrit, précise-t-il, « dans le cadre d’une politique préventive d’aménagement du territoire, nécessaire pour éviter la mise en danger par méconnaissance des richesses écologiques nationales ».

Le professeur, qui intervenait au Panel de la GEW 16, le 14 nombre à l’Hotel Aurassi d’Alger, est catégorique : « une Carte des secteurs écologiques, que j’ai préparée il y a 5 ans, est la clé du développement durable dont l’Algérie s’est engagée à concrétiser les trois critères fondamentaux, suite à sa participation au Sommet de la Terre de Johannesburg 2006 ».

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Rappelant les trois critères fondamentaux, « économique : pour répondre aux besoins de l’homme ; sociologique: pour préserver l’équité sociale, et environnemental: pour la préservation  de l’environnement et de la biodiversité ». Le professeur Zéraia estime que « scientifiquement parlant, la dernière citée varie d’une région à l’autre ».

Ajoutant, plus précis, que « ce sont les secteurs écologiques qui délimitent les grands ensembles de biodiversité au niveau d’un territoire national et nous disposons de ces secteurs écologiques pour l’Algérie ». Enfin, il pense « que ceux-ci et leur contenu en biodiversité doivent être connus par les opérateurs économiques avant la mise en place de leurs unités de développement agricole, industrielle ou touristique»

Enfin, « la mémoire vivante »,  comme l’affublent ses pairs, conclura en disant que « la Carte des secteurs écologiques permet aussi d’élargir la mise en place des aires protégées par de nouveaux parcs régionaux et nationaux, notamment dans le Grand Sud ».