Dévaluation du dinar: Les véhicules neufs, plus chers en 2017

Les véhicules neufs

Les prix des véhicules neufs vont connaitre une hausse d’approximativement 30% durant la nouvelle année 2017. Une hausse conséquente notamment à une énième dévaluation du dinar estimée entre 15 et 20%. Ce sont là, les perspectives annoncées par le Président de l’AC2A Sofiane Hasnaoui qui intervenait aujourd’hui à l’Hôtel Aurassi à la 3éme édition des Débats d’Algérié-éco.

D’autres éléments ont été également mis en évidence dans cette montée en flèche des prix des véhicules. Selon Mr Hasnaoui « cette inflation des prix qui va s’opérer à la nouvelle année est inévitable, c’est une suite logique à la litanie de mesures économiques initiées par le gouvernement. Il a rappelé que les prix de véhicules ont déjà connu une courbe ascendante durant l’année en cours ainsi que l’année précédente. En sus de la dégringolade de la valeur du dinar, il y a également l’augmentation des taxes et la hausse des prix d’achat /fournisseurs, au regard de la faiblesse de la masse de volume et le nombre de véhicules importés. Plus, les quotas sont faibles, plus les transactions ne se déroulent pas dans le sens de la baisse des prix de vente.

Mr Hasnaoui a  estimé que « le flou sur le marché de l’automobile va se poursuivre encore pendant deux ans ». Il a déploré,  le fait que « l’activité actuellement connait  un ralentissement  inquiétant en imputant cette situation de marasme à la politique « de quotas qui a freiné l’activité » a-t-il affirmé en poursuivant que « les pertes d’emplois sont considérables , il ya eu 50% de pertes d’emplois et les perspectives sont négatives » expliquant dans la foulée que « la préservation des postes d’emplois dépendra du quota de 2017 et que dans les meilleurs des cas seul 25% sur l’ensembles des emplois directs et indirects évalué à 150 000 postes seront maintenus ».

En termes de chiffre d’affaires, le manque à gagner est un vrai gouffre, il se situe à 85%. « Nous étions à des pics remarquables en 2012, nous sommes passés de 400 000 véhicules à 16 000 soit une chute drastique du chiffre d’affaires qui tourne désormais à environ 70 milliards de DA ».

S’agissant des recours déposés par les concessionnaires relatifs aux quotas, l’orateur a émis le vœu que « ces derniers soient accordés en toute transparence à ceux qui sont disposés à lancer des projets structurants dans l’industrie automobile ».

Par ailleurs, sur le chapitre, bien qu’il soit, clos de la  levée du gel de l’importation des véhicules de moins de 3 ans, l’invité d’Algérie-éco a rappelé que son association a eu déjà à s’exprimer sur le sujet, considérant que cela peut ouvrir la porte à l’informel et à la fraude,  et qu’enfin cette mesure a été définitivement écartée.

Tout en se félicitant des décisions ayant trait à l’organisation du marché des véhicules d’occasion qui reste très important et qui nécessite des mesures urgentes, Mr Hasnaoui, a dans ce sens, relevé que « le marché de l’automobile qui enregistre 120 véhicule pour 1000 habitants, reste très faible en termes de taux de pénétration  et que 65% de véhicules constituant le parc-auto estimé à 5,5 millions, ont plus de dix ans d’âge, ce qui pose une vraie problématique notamment du point de vue de la sécurité ».